Argentine

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Notre escapade chilienne touchant à sa fin, nous réservons un bus pour nous diriger vers l’Argentine. La frontière se trouve à une centaine de kilomètres à peine, toutefois, notre destination finale se trouve un peu plus loin, à El Calafate, qui est la ville de départ pour aller voir l’un des plus beaux glaciers du monde : le Perito Moreno.

Le voyage se déroulera très confortablement, les compagnies de bus, que ce soit au Chili ou en Argentine étant réputées pour leur qualité. Par ailleurs, outre la qualité du service, il faut bien entendu souligner la qualité des routes dans ces pays, qui permettent de voyager sans être constamment secoués.

Les formalités douanières prendront un peu de temps, environ une heure et demi pour la sortie du Chili ainsi que l’entrée en Argentine, mais tout se déroulera très simplement. Une fois la traversée effectuée, ce trajet en bus nous permettra de contempler de magnifiques paysages typiques de la Patagonie. De grandes routes traversant d’immenses steppes interminables, avec des étendues couleur paille, presque doré, que les hautes herbes nous donnaient en spectacle. Le vent est également un élément fondamental de la Patagonie, d’ailleurs, de grosses rafales déstabilisaient quelquefois le bus. Mais le plus surprenant concernant cette force invisible était la manière dont il arrivait à certains endroits à sculpter la nature. En effet, au détour de certaines portions vallonées, seuls endroits où des arbres avaient réussis à pousser, ce vent puissant, quotidien, et soufflant inexorablement dans la même direction, faisaient que l’ensemble des arbres étaient non seulement penchés dans la même direction, mais avaient tous les branches qui ne poussaient que d’un seul côté du tronc, donnant à ces paysages des airs de forêts maléfiques et fantastiques. Un spectacle fascinant !

Nous arriverons environ sept heures plus tard au terminal de bus d’El Calafate. Pour ce séjour de quelques jours nous avions loué une maison, un peu hors budget il est vrai, mais qui présentait l’avantage d’avoir un grand jardin, avec jeux pour les enfants. Celle-ci était grande, confortable et fut la location avec le meilleur équipement dont nous aurons disposé jusque là. C’est simple, il y avait tout, on se sentait vraiment comme chez soi. Mais, car il y avait un petit « mais », elle se trouvait un peu excentrée du centre ville. Nous le savions, pensant que ce ne serait pas un problème, mais celle-ci se trouvait vraiment loin, et surtout nous n’avions aucune commodité à proximité. Ainsi, à peine les bagages posés, Pierre parti en quête d’une agence de location pour que nous puissions trouver un véhicule, non seulement pour faire les courses, mais également afin éviter les navettes payantes pour le Perito Moreno et nous y rendre par nos propres moyens. Bref, il reviendra une heure et demi plus tard avec une petite voiture, manuelle, sans aucun système électrique : pas de fermeture centralisée, pas de vitres électriques, pas de direction assistée, etc… Ca faisait bien longtemps que nous n’avions pas vu ça !

Comme à chaque arrivée dans une nouvelle ville ou un nouveau pays, nous avions quelques missions à effectuer pour organiser notre séjour : faire les courses, trouver du cash, et acheter une carte SIM pour avoir un numéro local. Si les deux premières furent réalisées sans difficultés, la troisième fut encore une fois un échec. Il faut dire qu’on n’est pas doué pour ça, en Amérique du sud, cela n’a pas vraiment fonctionné pour nous, alors qu’on sait que ça marche pour d’autres voyageurs… On s’est souvent heurté au fait qu’il faille un portable local pour que les cartes fonctionnent. Ou alors il faut un numéro de passeport du pays pour activer la carte. On a la poisse, ou on ne sait pas s’y prendre, allez savoir. Ce n’est pas grave, on fonctionnera avec les wifi uniquement. Comme diraient nos amis les Tinet : « on positive et on s’adapte » !

Ces quelques obligations d’arrivée nous donnent également l’occasion de visiter la ville. Disons qu’à El Calafate c’est vite vu, il y a une très longue rue centrale avec tous les magasins, bars, restos et supermarchés. En revanche, le lieu à son petit cachet. On se croirait un peu dans une station de ski. On s’y baladera rapidement, mais nous avions une autre mission importante qui était de réserver les billets pour la visite du Perito Moreno. Lors de la location de voiture, Pierre en avait profité pour discuter un peu avec le loueur et savoir comment il fallait faire. On lui avait conseillé une agence, que nous trouverons facilement et avec laquelle nous procéderons aux formalités nécessaires. Nous voulions tous les deux faire le mini trek pour marcher sur le glacier, mais il fallait que l’agence constitue des groupes, il n’y avait qu’une place de libre aux dates et horaires qui nous convenaient, et comme Pierre avait eu un problème de dos quelques jours auparavant, nous déciderons que j’y aille seule, pendant que lui et les enfants observerons le glacier depuis les passerelles aménagées en face de celui-ci. Nous réserverons également la balade en bateau pour eux, qui permet d’aller voir le glacier de plus près encore. L’excursion est donc prévue deux jours plus tard, j’ai hâte d’y être.

Nous nous reposerons un peu le jour suivant, profitant de la maison et de son grand jardin, et enfin le jour « J » arriva. J’étais super excitée à l’idée de cette marche sur le glacier. Il faut préciser que le Perito Moreno est un des plus grands glaciers du monde. Environ trente kilomètres de long, pour trois cent cinquante mètres de large, selon l’endroit où l’on se trouve il mesure entre quarante et soixante-dix mètres de hauteur, mais uniquement la partie émergée, car à certains endroits sa profondeur peut atteindre six cent mètres. La pollution ne l’a que très peu atteinte il n’est donc pas grisâtre comme beaucoup de glaciers que nous connaissons, et présente ainsi de magnifiques couleurs bleutées. Et une de ses caractéristiques les plus connues, et les plus spectaculaires, est qu’il avance d’environ deux mètres par jour, provoquant ainsi des chutes d’énormes blocs de glace dans le lac. C’est d’ailleurs ce que tout le monde attend en allant le voir. J’aurai la chance d’en voir tomber quelques uns, Pierre et les enfants également, et outre le spectacle visuel que cela procure, cela se fait dans un énorme craquement, puis grondement, suivis d’un énorme bruit d’éclaboussure provoqué par l’entrée dans le lac. C’est vraiment impressionnant. L’effondrement de la glace est perceptible de très loin et il n’est pas rare d’entendre tomber un bloc sans le voir. Et souvent parce que celui-ci chute depuis l’autre côté du glacier.

Arrivés sur le lieu de départ, je quitte mes amours pour prendre un bateau qui nous emmène sur le glacier. Margaux pleurera toutes les larmes de son corps, ne voulant pas me laisser partir, mais Pierre me dira que cinq minutes après ce fut terminé…Réminiscences des matins où on la laissait à la crèche… Nous arrivons donc sur le bord du glacier et il faudra une petite marche de trente minutes pour arriver à l’endroit où commence le trek. On nous brief, on nous donne nos « crampons », et c’est parti pour le kiff ! Alors il faut avouer que c’est un peu touristique dans le sens où nous sommes plusieurs groupes et que nous parcourons tous le même chemin. Les premiers pas sur la glace sont drôles, ça craque comme si on marchait sur des coquilles d’œufs. On a hâte d’avancer et d’explorer ce géant. Encore une fois, c’est en étant au cœur du mastodonte qu’on se rend compte de la force de la nature : la glace qui paraît si fragile s’avère être si puissante. Une jeune fille perdra son portable dans une fente de vingt centimètres de profondeur seulement, mais impossible de le récupérer malgré les nombreux efforts que chacun y a mit pour agrandir le trou. La glace était incassable. Au risque de me répéter sur ce que nous avons vu depuis le début du voyage, j’en ai pris plein les yeux ! C’est un paysage de désert arctique, avec le beau temps en plus, ce qui est plutôt rare, on a encore une fois de la chance. On peut observer un camaïeu de bleu véritablement splendide. Le guide nous fait également des petits topos sur le glacier, c’est super intéressant. Le trek se termine au bout de deux heures environ, et ça laisse un goût de trop peu. On voudrait pouvoir le traverser complètement, prendre le temps de contempler un peu plus la majestuosité de ce phénomène naturel. Si c’était à refaire je ferais l’excursion d’une journée complète. Pour finir, il nous sera offert un petit remontant, un whisky « glace », dont la glace fut prélevée sous nos pieds. Enfin, nous reviendrons à l’endroit où le bateau nous avait laissé pour manger un bout, le temps pour nous de déjeuner en admirant la face qui se jette dans le lac, et, comme tout le monde, attendre qu’un bloc se détache. Malheureusement filmer les chutes de glace tient presque du miracle, et je n’aurais réussi à capter qu’un seul moment de ce fabuleux spectacle.

Pendant ce temps, Pierre et les enfants sont donc allés sur les passerelles, quelques kilomètres plus loin, qui donnent un point de vue tout de même assez proche sur le glacier. C’est d’ailleurs un réseau de trois parcours, qui traversent un versant boisé, et sur lequel sont aménagés des « miradors » afin de pouvoir disposer d’un joli point de vue. C’est quand même assez grand m’a dit Pierre, car le plus grand parcours fait environ deux kilomètres. Et si j’ai pu vivre une expérience inoubliable, et voir des choses qu’eux n’auront pu voir, Pierre et les enfants auront eux aussi leur petit lot d’inédit car les passerelles permettent d’observer la seconde façade du Perito Moreno, que moi je n’aurai pas eu la chance de voir. Et pour la petite histoire, c’est la plus belle face, celle que l’on voit généralement sur les cartes postales. Ils iront faire également leur petit tour en bateau. Rien d’exceptionnel, mais cela permet de se rendre mieux compte de la hauteur de ces falaises de glaces. Et là où le bateau s’approche c’est pourtant l’endroit où elles sont les plus petites, environ quarante mètres.

Nous rentrerons en partageant nos expériences dans la voiture, des souvenirs plein la tête et avec une impression bizarre d’avoir encore réalisé l’une des choses incontournables de notre tour du monde. On y pense, on en rêve, et on le réalise. C’est un sentiment tellement satisfaisant et apaisant !

Nous passerons encore deux ou trois jours à El Calafate, mais nous n’y ferons pas grand-chose. Nous profiterons encore de la maison et du jardin, mais seulement lorsque le temps nous le permettra. Car n’oublions pas que nous sommes en Patagonie où la pluie, mais surtout le vent sont présents quasi quotidiennement. Ainsi nous nous dirigeons lentement vers notre deuxième et dernière étape de l’Argentine, qui sera également notre dernière étape de l’Amérique du sud : Buenos Aires.

 

Nous prenons donc l’avions pour nous y rendre. Encore une fois, nous avions le choix avec le bus, mais la différence de prix n’étant pas si importante que cela, nous préférons acheter le confort. C’est mieux pour les enfants, c’est mieux pour nous, et cela nous évite encore vingt heures de transport. Notre avion sera retardé et nous n’arrivons que dans la nuit au lieu d’arriver en début d’après midi. L’atterrissage est surprenant, en effet, pour les vols domestiques, l’aéroport se trouve vraiment dans la ville. C’est la première fois qu’on voit ça et on atterrit vraiment au bord de la route et des immeubles, pouvant suivre des yeux les voitures qui circulent. Vu l’heure tardive, nous ne verrons pas grand-chose sur le trajet de l’aéroport à l’appartement que nous avions loué. Mais ce n’est pas grave, ce sera pour le lendemain.

La prise de possession du logement fut très facile, et nous aurons le plaisir de trouver un logement grand, super bien aménagé, avec deux chambres spacieuses qui nous permettront de nous écrouler rapidement. Comme pour El Calafate, le logement n’était pas vraiment dans le budget, mais nous voulions être un peu tranquille pour profiter de cette gigantesque capitale. Le quartier que nous avions choisi, Palermo, était plutôt bien situé, très convivial car il ne se composait que de restaurants, bars et habitations, et était sûr en comparaison de certains autres. Nous avions un primeur à l’angle de la rue, un parc de jeu pour les enfants à dix minutes à pied, et le métro à quinze minutes.

En effet, nous nous déplacerons quasi exclusivement en métro à Buenos Aires. Nous serons toutefois obligés de prendre une ou deux fois des taxis, car le métro ne dessert pas toute la ville, et notamment pour aller dans le quartier de la « Boca ».

Les footeux auront tout de suite compris qu’il s’agit du quartier d’une des plus fameuses équipes de foot d’argentine, mais aussi d’amérique du sud : les Bocas Juniors. Ce club est d’autant plus connu que Maradona y a joué ! Alors, si vous vous renseignez sur ce quartier, vous verrez qu’il est bien indiqué qu’il ne faut pas y trainer après dix-huit heures (et il ne fait pas nuit à cette heure là), qu’il y a deux ou trois endroits à visiter dans lesquels on peut aller, mais qu’il ne faut pas trop s’éloigner des sentiers battus. Nous, ce qu’on peut vous dire, c’est qu’une fois que tu rentres dans le quartier avec le taxi, Buenos Aires qui est une ville hyper vivante, devient quasi instantanément un no man’s land. Les rues sont désertes, cela donne un effet un peu bizarre. On ne se sent pas non plus dans un coupe gorge, mais j’avoue qu’à l’instant T, j’étais bien dans le taxi. Celui-ci nous déposera d’ailleurs devant l’antre du football local, La Bombonera, qui est un des coins du quartier qui ne pose pas de problème. Nous flânerons un peu dans les rues qui mènent jusqu’au « Caminito », autre lieu de visite, assez touristique d’ailleurs. Il y a de très belles bâtisses, très colorées, des murs ornés de graffs, de slogans politiques et/ou d’affiches en tous genre. C’est un endroit où l’on peut également trouver des restaurants dans lesquels on peut admirer des danseurs de tango tout en déjeunant. Nous n’avons pas testé mais cela avait l’air cher pour ce que c’était. Comme dans tous les endroits touristiques me direz-vous.

Nous irons également découvrir les alentours au gré de nos balades, et nous visiterons donc le jardin japonais. Tout le monde nous en avait parlé, et effectivement c’est très beau, et ça avait un petit air de Central Park, car il se trouvait en pleine ville, au milieu de buildings assez élevés. Bon, en toute honnêteté nous nous sommes dit que nous allions en voir de bien plus beau dans quelques semaines au Japon. Mais bon, cela nous a apporté un peu de calme dans cette ville très bruyante.

Autre quartier que nous irons découvrir est celui de « Recoleta ». Il y a un superbe cimetière à visiter, dans le style du Père Lachaise à Paris, mais nous ne savions pas qu’il fermait si tôt, à seize heures, et comme nous avions décidé d’y aller après la sieste, nous ne verrons que les portes closes. Qu’à cela ne tienne, nous en profitons pour arpenter les grandes avenues bordées de tous type de magasins, mais surtout de luxe. Alors c’était sympa, mais ça va un moment. En revanche, nous trouverons sur la route du retour un super magasin spécialisé dans les pâtes « maison ». Il y avait tellement de monde qu’il fallait prendre un ticket, et faire la queue comme à la préfecture. Vous me direz, en amérique du sud c’est monnaie courante, il faut prendre son ticket presque partout, à la poste, dans les magasins, à la pharmacie, etc… Et je pense que s’il n’y avait pas ce système, ce serait un joyeux bordel partout. Et d’ailleurs, même avec un ticket, sur lequel son numéro de passage est indiqué, beaucoup de personnes n’hésitaient pas à se mettre devant le guichet, essayant de passer devant les autres. On dit que nous, français, nous sommes indisciplinés, mais à priori, il y a pire ailleurs. Et pour en revenir à nos pâtes maisons, mais sans s’étendre pendant des heures, ce fut tout simplement les meilleures pâtes que nous n’ayons jamais mangé de notre vie ! On comprend pourquoi il y avait tant de monde dans le magasin.

A la faveur de nos différents déplacements, nous trouverons beaucoup de parc de jeux pour les enfants. Franchement, je n’ai jamais vu une ville avec autant d’espace dédiés à nos petites têtes blondes. Ces parcs de jeux étaient eux même situés dans de grands parcs, eux-mêmes aménagés pour tous, avec appareils de musculation, terrain de football ou de « tennis-ballon ». Vraiment, là-dessus, B.A. est une super ville. Par ailleurs, la saison de notre présence là bas, le printemps, nous offrait un magnifique spectacle d’arbres en fleurs de toutes sortes. Mais s’il ne fallait n’en citer qu’un, ce serait ce très bel arbre, avec ses fleurs violettes qui embellissait les rues et les parcs au quatre coins de la ville : le jacaranda mimosifolia ou « flamboyant bleu ».

En ce qui concerne les activités pour les enfants, nous avions également repéré un lieu spécialement fait pour eux, « El museo de los niños ». C’est un endroit génial, il fallait avoir l’idée, et la réalisation est parfaite. C’est en fait un lieu où il y a plein d’activité pour les enfants, de simples jeux, mais surtout, il y a des espaces où ils peuvent jouer aux adultes. En effet, ils peuvent travailler dans une usine de lait en mettant un casque de chantier, jouer les pompistes en remplissant le réservoir des voitures, aller faire leurs courses dans un supermarché fictif et être tantôt client, tantôt caissier(ère). Ils peuvent aussi travailler dans un célèbre fast food, et confectionner des hamburgers, être médecin, pilotes d’avion, j’en passe et des meilleurs. Nous y passerons quelques heures, et Arthur et Margaux en sortirent ravis et épuisés !

Pour terminer notre séjour, nous irons dans le quartier de San Telmo.  Nous devions y aller en semaine, mais en discutant avec un chauffeur de taxi, souvent de bons conseils, nous attendrons le dimanche pour nous y rendre étant donné qu’il y a un grand marché d’antiquaires qui se tient sur la place principale du quartier et dans les rues adjacentes. C’était assez marrant de voir tous ces bric à brac que les gens mettaient en vente, et encore plus bizarre de se dire qu’il y avait autant d’acheteurs pour toutes ces vieilleries. Mais je crois qu’ils aiment bien ça en amérique du sud, on avait déjà constaté cette passion pour les vieilles choses dans le sud du Chili. Nous profiterons d’ailleurs de cette sortie dominicale, pour donner rendez-vous à une famille que nous avions déjà rencontrés au Pérou, nos amis qui se font appeler « Lemondea4 ». En leur compagnie, nous aurons l’occasion d’admirer nos premiers danseurs de tango. Et ouai, le dernier jour, il était temps ! Le tout sous le soleil, à l’ombre d’un platane, super sympa, et très beau à regarder. Nous irons également manger dans un très bon restaurant, où Pierre se fera plaisir avec une énorme pièce de viande. Et ouai, le dernier jour aussi ! Nous partagerons donc un repas ou nous parlerons avec eux de nos expériences, communes ou non, entre le Pérou et l’Argentine, évoquant chacun nos coups de cœurs, les arnaques, et nos déceptions. Je ne sais plus combien de temps cela a duré, assez longtemps je crois, mais je pense que nous aurions pu rester des heures à discuter ensemble.

Et voilà, le soir même nous avions notre vol pour la Nouvelle Zélande. Pour faire un bilan de l’Argentine, disons qu’il sera assez difficile pour nous de dresser une image fidèle du pays étant donné que nous n’en avons vu qu’une infime part. Nous avons vu ce que nous voulions voir en priorité, le Perito Moreno, et avons profité d’une capitale mondiale, dans laquelle nous avions nos repères. Pour être honnête, nous avons rencontré plusieurs voyageurs, famille ou non, qui étaient partis depuis différentes périodes allant de six mois à deux ans, et il nous est souvent revenu aux oreilles que si un pays devait être retiré de leur voyage ce serait l’Argentine. C’est un pays cher, avec des distances très importantes et donc des centres d’intérêts très éloignés, des argentins qui sont moins accueillants que dans le reste de l’amérique du sud et ça nous pouvons en témoigner, et pas mal d’arnaques également envers les touristes. Initialement notre séjour devait durer un mois, mais après les témoignages reçus, mais également l’envie d’aller découvrir le Chili, c’est la raison pour laquelle nous n’y sommes restés que deux semaines. Cela nous a tout à fait convenu et pour le coup nous en gardons un bon souvenir. Ce sera peut-être l’occasion d’y retourner dans quelques années pour aller voir ce que nous avons pas pu voir, notamment les chutes d’iguazu.

 

Donc voilà, notre périple sud américain touche à sa fin. Lors de la première ébauche de notre itinéraire de tour du monde nous n’avions pas prévu de nous rendre sur ce continent, et à postériori nous sommes ravis d’avoir changer d’avis. Nous avons vu des paysages à couper le souffle, des sites chargés d’histoire, nous avons découvert des cultures que nous de connaissions pas et qui, selon les pays, étaient plus ou moins marquées, et plus ou moins proches de la nôtre. Nous avons dû pratiquer une langue, enfin…d’abord apprendre, puis pratiquer une langue que nous ne parlions pas. Et enfin nous avons fait un paquet de rencontres, que ce soit des locaux ou des voyageurs de tous horizons. Nous avons vu beaucoup de choses, nous en avons ratées encore plus, et si autant de personnes sont attirées par l’amérique du sud nous savons désormais pourquoi. Notre route continue, mais nous nous disons : « Hasta la próxima vez » !

 

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