Bolivie: copacabana, la paz

Bolivie: copacabana, la paz

Nous quittons le Pérou pour la Bolivie, et le trajet se fait en bus. Malheureusement pour nous ça ne sera pas un bus de dernière generation… Il tombe en panne deux fois obligeant le chauffeur et son acolyte à courir chercher de l’eau dans le lac Titicaca pour faire je ne sais quoi… on perdra une heure dans l’histoire…Nous passons la frontière et arrivons tout de même à destination. Copacabana est une toute petite ville en Bolivie. Du coup on y retrouve un peu le calme que nous avions perdu au Pérou. Nous logeons à la Casa del sol un hôtel bien sympa avec un gérant adorable, qui nous donnera de nombreux conseils. Arthur et margaux trouvent plein de compagnons de jeux avec les enfants qui vivent là. A copacabana les Boliviens viennent le week-end pour y faire baptiser leur voiture, camions, taxis, devant l’église de la ville. Il paraît que ça marche mieux qu’une assurance ! En tout cas nous avons la chance de pouvoir assister à ces grandes célébrations étant donné que nous logions juste à côté. C’est assez impressionnant, il y a une belle file d’attente de voitures, les gens les décorent en attendant leur tour. Un prêtre vient dans la rue et baptise la voiture, ils versent de l’alcool, ou du soda sur les roues, du sel, de l’eau bénite et ils font une photo de famille devant le véhicule (oui oui mamie Ginette, et tonton roger ce sont aussi déplacés! Toute la famille est là pour bénir la voiture!). Un grand moment! 


Nous partons le lendemain pour la isla del sol : c’est une île sur le lac titicaca, bien moins touristique que celles du côté péruvien. Nous prenons un bateau pour nous y rendre (qui tombe également en panne) pour 1h30 de trajet sur le lac. 

Petite apparté : Quand nous sommes arrivés au Pérou nous avons été un peu pris de cours, ne parlant pas espagnol, et n’ayant rien préparé pour le reste du voyage. Nous pensions qu’il était nécessaire de nous organiser mieux que ça et prévoir les logements et déplacements plusieurs semaines à l’avance. Ce que nous avons fait. Le temps avançant nous nous sentons plus à l’aise avec la pratique de la langue, et nous nous rendons compte que nos envies changent. Nos rencontres nous amènent à revoir notre itinéraire et finalement on se dit que c’est pas mal de ne rien réserver à l’avance, ça laisse plus de libertés. Des fois on s’est senti « pris au piège » avec nos réservations, ne pouvant pas aller dans des endroits que des voyageurs nous conseillaient.
Nous arrivons donc à l’isla del sol sans n’avoir rien réservé, pour la première fois depuis notre départ ! Ouuuuuhhh frissons garantis ! 

L’Isla del sol aurait vu naître les premiers incas qui seraient ensuite partis sur les rives Péruviennes, puis dans les terres. En traversant le lac on se rend compte encore une fois comme il est immense et on se dit que si les incas ont réellement caché un trésor au fond de celui-ci, on souhaite bien du courage à celui qui le cherchera (Cousteau a essayé en vain)!

Arrivés sur l’île, on doit monter. Rappelons qu’on est à quatre mille mètres d’altitude. La montée des marches sera donc assez éprouvantes, trente bonnes minutes, surtout quand on doit porter la choukette. Arthur fera encore preuve de beaucoup de courage en grimpant seul sans soucis. On arrive dans la chambre d’hôtes que notre logeur de Copacabana nous avait conseillé et on ne trouve qu’une jeune fille de treize/quatorze ans qui nous accueille et nous montre une chambre. Elle nous explique que ses parents sont à la fête du village qui se déroule dans l’enceinte de l’école, et à laquelle tout le village participe. On croisera d’ailleurs des touristes, arrivés par le même bateau que nous, en galère de logement car vraiment tout le village était à la fête, même les hôteliers, restaurateurs, etc… De notre côté nous nous installons, et lui demandons si on peut l’accompagner par la suite aux festivités locales. Elle accepte et nous faisons donc le chemin avec les trois jeunes enfants dont elle avait la garde.

Une fois sur place, on se rend vite compte qu’effectivement, tout le village est là ! Alors pour vous décrire la scène : c’est un joyeux bordel organisé ! Imaginez par là un espace grand comme un demi stade de foot, il y a plusieurs groupes folkloriques qui jouent de la musique et/ou dansent font de la musique, et tout ces groupes jouent en même temps des musiques différentes, avec un sono qui, en plus de tout ça, balance de la musique locale à fond. Vous ajoutez à cela des mecs qui passent sans cesse avec des cagettes en plastiques de bières, pour ravitailler les nombreuses personnes qui picolent beaucoup, beaucoup, beaucoup ! Donc ça parle fort, ça rit, ça fait la fête quoi. On nous avait prévenu que, quand les boliviens faisaient la fête il ne le faisaient pas à moitié, et bien on peut vous dire que ce n’est pas une légende. On apprendra plus tard qu’ils y étaient tous depuis dix heures du matin, et ça s’est fini tard dans la nuit. Les enfants, eux, avaient leur espace de jeu dans la partie haute du stade, ça courrait dans tous les sens, ça faisait plaisir à voir. Et ce qui était attendrissant c’était de voir les petites bouilles de certains gamins, avec le nez qui coule, le chapeau sur la tête, et les pomettes gercées par le froid et le soleil. 

Bref, de notre côté on décide de nous mêler aux coutumes locales alors on va acheter des bières et on picole ! Et on fait comme les boliviens, et on laisse nos enfants jouer dans la partie haute du stade 😜.


À la tombée de la nuit on décide de grimper en haut de l’île pour voir le magnifique coucher de soleil. Il paraît que c’est l’un de plus beau au monde. On n’a pas été déçus pas le spectacle. En revanche nous n’étions pas assez couverts et nous redescendons donc vite nous mettre au chaud. 

Pierre essayera en vain de trouver un restaurant d’ouvert pour manger le soir, on finira dans notre chambre avec une saucisse/frites. Il me racontera que lorsqu’il patientait pour acheter à manger, il croisera de nombreuses boliviennes complètement ivres, qui se faisaient porter par des acolytes (ou alcoolytes, comme vous voulez) les pieds traînant par terre, en chantant et rigolant! Ce qui l’a marqué c’est qu’elles étaient en habits traditionnels, avec le chapeau melon sur la tête, et leur barda sur le dos, enroulé dans un tissu local multicolor. Disons que ça constrastait.
Le lendemain matin le spectacle du lever de soleil valut celui de la veille. Les montagnes enneigées de la cordillère des Andes se reflétant dans le lac, les rayons oranges pointant juste derrière ce paysage, magnifique ! Alors vous vous direz qu’on a fait l’effort de se lever tôt pour l’admirer, mais en fait en bolivie (au Pérou aussi d’ailleurs) ils ne connaissent pas trop le concept du volet ! Donc on est vite sur le pont en général, et puis il n’y avait pas de chauffage non plus, donc le froid ça réveille ! En tout cas, aucune photo n’a réussi à rendre parfaitement la beauté de ce que nous avons vu sur l’Isla del sol, et pourtant je crois que nous y avons fait les plus belles photos!

Nous aurions pu pousser l’exploration de l’Ile, mais il nous faut nous rendre à l’évidence : le dénivelé ne convient pas à notre Doudounette de deux ans et la porter tout le chemin est difficilement envisageable. Nous décidons donc de retourner à Copacabana pour le reste de la journée et permettre ainsi à Arthur de faire ses devoirs.


Nous passons donc un agréable moment à nous poser, jouer avec les enfants, et à discuter avec Franck, Marketa, Emma et Sacha, une famille française également en tour du monde et qui loge au même hôtel que nous (et oui, encore une)!
Et voici donc l’heure de notre départ pour la paz.

Nous en avons pour quatre heures mais elles paraissent bien plus longues. Enfin, ce sera finalement plus long, environ sept heures. la route est chaotique, on a l’impression de faire du 4*4 mais avec un car…. d’ailleurs non loin de La paz notre chauffeur coupe à travers champs, oui, carrément ! Avec l’énorme bus on passe même des fossés, tranquille…

Arrivés à La paz il y a un énorme bouchon sur un pont, aucun problème, le pilote à la solution! Il prend un chemin de traverse qui nous mènera (presque) droit à la mort : en gros on longe dangereusement un ravin avec le bus qui penche à 70 degrés. Perso j’ai vu ma vie défiler (Djé si tu me lis, maintenant j’adore les bus thaïlandais!) et je pense ne pas avoir été la seule au vu des nombreux applaudissements de soulagement que nous avons eu dans le bus lorsque le calvaire était terminé. Je vous jure que tout le monde rigolait, mais rigolait jaune…

Nous arrivons tout de même en un seul morceau à La paz où nous avons loué un appart sur Airbnb. Nous revivons car l’appartement est spacieux , avec lave linge, sèche linge et superbes douches chaudes. Oui c’est du luxe, car en Bolivie il n’y a pas toujours eau chaude ou chauffage. Ainsi tout le monde se fait un bon brin de toilette, même les affaires, chaussures et doudous, tout y passe. Nous retrouverons Franck, Marketa et leurs filles pour une journée au parc puis un tour au marché des sorcières. Nous avons même failli aller voir un match de foot : Bolivie / Brésil mais Margaux et Sacha étaient trop petites pour entrer. Nous finirons notre soirée sur un dîner a l’appartement prenant le temps d’échanger et parler musique avec nos invités d’un soir. Encore un chouette moment partagé ! Il est déjà temps pour nous de quitter La Paz, direction Sucre, la ville blanche (prononcez Soucré).


A très vite pour la suite de nos aventures boliviennes, et il va y avoir du lourd, avec notamment la traversée du Salar d’Uyuni et du sud Lipez ! 

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