CHILI

CHILI

La tête encore pleine des magnifiques paysages de notre excursion bolivienne, il est temps pour nous de passer la frontière en direction du Chili. Nous n’avions pas prévu cette étape lors de l’élaboration du parcours mais nos rencontres avec d’autres voyageurs nous ont convaincus d’y faire un tour, et puis, comme nous étions juste à côté, ç’eut été dommage de ne pas y aller pour nous faire notre propre opinion du pays !
Première bonne surprise, le passage de frontière est relativement cours pour arriver à San Pedro de Atacama. En revanche les contrôles aux douanes sont plutôt longs !
Deuxième bonne surprise nous perdons de l’altitude et gagnons en température! Adieu veste polaire et bonjour les tongs! Alors, on est quand même à deux mille cinq cent mètres d’altitude, mais dans un désert avec un soleil de plomb, et on se rendra vite compte que là bas il fait beau et chaud tout le temps, avec malgré tout un peu de fraicheur en soirée.
San Pedro de Atacama fait penser à une ville un peu perdue, au milieu d’un désert portant le même nom. Pas de bitume dans les rues, ce sont des pistes de terres, les maisons n’ont pas d’étages et font penser à ce qu’on imagine lorsque l’on pense aux petits bleds mexicains isolés dans des plaines désertiques. Et bien que très touristique, dû à la diversité des excursions proposées dans les alentours, la ville nous apparaît très agréable. En fait, c’est assez difficile de donner une description de ce lieu sans paraître jugeant, ce qui n’est pourtant pas le cas puisque nous avons adoré, mais Pierre et moi on se fait rapidement la réflexion que cette ville est le refuge des âmes perdues. Beaucoup de backpackers, de dreadlocks, de piercing et de tatoués, on n’est pas loin du « punk à chien » ! Des gens qui font de la musique, des gens qui vendent des bracelets….Il y a un côté artistique et rebel qui donne à cette ville beaucoup de charme, et on rêve secrètement d’être un jour à notre tour « perché » dans ce monde.
Il y a aussi beaucoup de chiens errants, comme souvent en Amérique du Sud, mais à mon sens particulièrement la bas ! De ce qu’on a pu nous en dire, c’est que les enfants adorent les chiots, bah oui, c’est tout mignon quand c’est petit, mais dès qu’ils grandissent ça ne les intéresse plus et ils les mettent à la rue. On a halluciné en allant à la pharmacie, car une meute de cinq ou six chiens semblaient eux aussi avoir besoin de doliprane, car ils sont entrés sans que cela ne surprenne personne, pour se mettre un peu au frais, à l’aise…Bref, de notre côté on faisait attention avec les enfants pour qu’ils ne les approche pas trop, et tout s’est bien passé.

Avec les semaines de voyages accumulées, on est plus sereins lorsqu’on se pointe quelque part sans n’avoir rien réservé, et c’est donc ce qu’on a fait à San Pedro. Pierre part à la recherche d’un logement pendant que je patiente avec les bagages et les enfants sur la place du village. Il trouvera un petit hostal, c’est un établissement entre l’hotel et l’auberge de jeunesse, situé dans le centre, avec un confort spartiate, mais avec un prix abordable ce qui est assez rare à San Pedro. En revanche c’est bruyant. On a la musique du bar d’à coté, c’est karaoké tous les soirs, et les chanteurs, vraisemblablement avinés, sont plus proches de fredo mercurey que de freddie mercury…Pierre et ses oreilles (les miennes aussi) seront mises à rude épreuve chaque soirs. Mais chez nous ça ne dérange personne et on dormira tous comme des bébés! On y passera d’ailleurs un très bon moment où l’on rencontrera une autre famille française en tour du monde : Hélène, Jérôme, tom et Lisa, on prendra l’apéro avec des allemandes et des chiliens avec qui Pierre finira dans un bar (mais pas le karaoké…), on échangera pas mal avec Annaëlle, une française qui travaille à l’hostal, et on retrouvera également nos amis les Mejean, avec qui nous ferons une petite excursion autour des étoiles, mais ça nous y reviendrons plus tard.
Nous rattrapons aussi une partie de notre retard sur les devoirs d’Arthur. En revanche nous avons encore une connexion limitée, qui ne nous permet pas de consacrer assez de temps au blog.

En ce qui concerne les excursions, au vu de ce qui était proposé et qui était assez proche de ce que nous avions vu en bolivie et souvent moins beau (geysers, désert de sel, lacs avec flamands roses…), nous nous sommes vite rendu compte que les prix pratiqués étaient assez élevés. Nous décidons donc de limiter nos visites. Cela tombait plutôt bien car nous avions envie de nous poser un peu.
Du coup on opte pour deux « tour » comme on appelle ça là bas : la vallée de la lune, une vallée désertique avec dunes et autres lits de rivière asséchées dans lesquels on peut se faufiler, et l’observation des étoiles, visite guidée du ciel chilien, en français qui plus est.
Il faut dire que le désert d’atacama est réputé pour cela, l’un des ciels les plus pur et les plus beau du monde. En effet, il se trouve en altitude et avec peu, voir pas de pollution lumineuse, car il n’y a pas de villes et pas de neige. Du coup c’est devenu un repère pour les scientifiques et astronomes du monde entier. Vous entendrez ou avez peut être déjà entendu parler de la découverte d’une planète ou d’une étoile, et que l’observation s’est faite du désert d’Atacama ? Et bien maintenant vous y ferez attention et vous saurez pourquoi.
Nous réservons donc ce tour, accompagnés de la famille Mejean.
C’est donc un français qui nous accueille. Un astronome. Passionné. Il nous explique comment observer le ciel aujourd’hui et comment il était observé jadis, c’est hyper instructif, et c’est fait avec beaucoup d’humour et de pédagogie. Bon c’était surtout super intéressant pour nous, les adultes, car l’observation des étoiles se faisait de 23h à 1h, et pour nos 2 ans et 6 ans, ce fut un gros roupillon…
On a pu voir tout un tas de choses à travers les télescopes ultra puissants qu’il mettait à disposition, notamment des nébuleuses. Pour certains télescopes, il fallait même monter à une échelle pour atteindre la lunette ! Bref l’expérience valait vraiment le coup. Le ciel de San Pedro d’Atacama fera à coup sûr parti des plus belles choses vues lors de ce voyages. Et n’oublions pas de préciser que nous étions dans l’hémisphère sud, et nous avons donc observé pour la première fois des étoiles que nous ne voyons pas de chez nous dans l’hémisphère nord ! Magnifique je vous assure !

Pour ce qui est de la vallée de la lune, on a trouvé ça vraiment beau. Des paysages uniques. On a vraiment l’impression d’être sur une autre planète. En revanche la visite guidée n’était pas top, et le fameux couché de soleil était très bof et archi touristique. Cela nous a néanmoins permis d’admirer des paysages désertiques, au sens de désert de sable, chose que nous n’avions pas vues jusqu’à présent.

Nous visiterons aussi le musée de la météorite. Assez petit, mais sympa de pouvoir manipuler de véritables météorites. Et nous nous ferons le petit plaisir d’acheter un fragment d’une météorite trouvée dans le désert chilien. Rendez vous compte, ce petit bout de roche a plus de 70 000 !

Mis à part tout cela, nous prendrons le temps de vivre le reste de notre séjour. Nous y serons restés 5 jours, qui furent bien reposant.

Voilà pour San Pedro, qui nous aura également bien réchauffé.

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur le desert d’atacama, il y a un très bon « c’est pas sorcier » sur le sujet, ici

Direction Santiago, pour une autre ambiance.

Nous prenons donc un vol pour y aller, car l’autre option, le bus, met environ vingt quatre heure pour s’y rendre.

Grâce à Alex notre conseillère de Travel Nation, nous avons découvert la Casa Roja, une auberge de jeunesse où elle avait travaillé qui se trouve à Santiago.
La bâtisse date des années 1800 et est immense (elle peut accueillir 98 personnes) avec ses plafonds de cinq mètres, ses immenses corridors, les patios intérieurs verdoyants, les salles de jeux, et le superbe jardin avec piscine vaudraient à eux seuls tout cet article. Il nous sera pourtant difficile de rendre hommage à ce lieu a sa juste valeur, tant nous l’avons apprécié.
Perso c’est la première fois que je mettais les pieds dans une auberge de jeunesse, mieux vaut tard que jamais me direz vous, et je dois avouer que j’étais pleine de préjugés : bruit, teuf, bruit, teuf.
Je n’ai donc pas de point de comparaison avec les autres auberges, et oui, il y a eu du bruit et de la teuf. Mais quelle lieu de vie ! Déjà c’était hyper cosmopolite, il y avait toujours quelqu’un avec qui discuter. La cuisine était d’ailleurs, et sans surprise, un des lieux de convivialité prisé par la plupart des gens.

De notre côté, nous avions une chambre privée avec quatre lits simples, douches et sanitaires collectifs, mais impeccables, et petit dej compris. On s’y sentait vraiment très bien !

Mais comme évoqué plus haut, la casa Roja c’est surtout des gens : des gens de passage, des gens qui restent, des gens qui voyagent, d’autres qui travaillent ou cherchent un travail. Des jeunes, des vieux, des personnes seules, des familles. De tous pays, de toutes nationalités.
Nous y avons rencontré plein de sourires, de bonnne humeur et de bienveillance. Difficile pour nous de résumer ce condensé de rencontres.

Cet endroit a été pour nous une deuxième  maison, l’endroit où nous nous sommes senti le mieux, raison pour laquelle nous n’avons pas hésiter à y prolonger notre séjour. Nous avons pu laisser nos enfants errer à leur guise, un adulte veillant à chaque instant sur eux. Il faut dire que nous étions la seule famille, et que nous étions, enfin surtout les enfants, étaient chouchoutés. Ils ont été nourris et gâtés à chaque moment par toutes les personnes que nous croisions. Bref un paradis pour nous quatre, car si eux s’éclataient, nous avions pour notre part un peu de «temps libre ». Arthur en parle encore en l’appelant « la très grande maison avec pleins de gens, j’adorais ».

Nous passerons donc pas mal de notre temps dans ce lieu exceptionnel, mais n’oublierons pas d’aller nous balader dans Santiago. Nous irons, entre autre, prendre le funiculaire pour monter sur la colline san christobal et profiter d’une vue magnifique sur santiago. Un peu pollué il faut l’avouer, mais nous pourrons tout de même constater l’immensité de la ville et admirer la cordillère des Andes en toile de fond.

Une fois n’est pas coutume, nous retrouverons les Mejean pour plusieurs journée de visites dont une où nous louerons un van afin d’aller visiter un vignoble, suivi d’un pic-nic et d’une visite éclair en bords de mer.
Nous nous posons aussi, pour profiter de la piscine, pour fêter l’anniversaire d’Arthur qui tombait d’ailleurs le même jour que celui de Sebastian, un des gars du staff de la casa roja. Notre gâteau fut donc partagé avec tout le monde, et très apprécié par l’ensemble des convives. Car oui, il faut préciser qu’en Amérique du sud il ne sont pas très dessert. Alors ils aiment en manger mais n’en cuisinent jamais. Alors voir un gâteau au chocolat avec nappage chocolat je peux vous dire que ça a fait son effet ! Bref, pour Arthur, en plus des petits cadeaux achetés, nous avions prévu de passer une journée au parc d’attraction, première surprise, et avec les Méjean pour qu’il soit avec ses copines du bout su monde, deuxième surprise. Ce fut une superbe journée d’éclate sous un grand soleil, parfait !

Voilà, nous avons donc passé dix jours à santiago, pendant lesquels on s’est senti un peu comme chez nous. Peut être que c’est ce qui m’a fait aimer autant la ville, je ne sais pas, ou peut être est ce ces tags à chaque coin de rue, ses habitants tatoués, cet esprit à la fois urbain qu’on connaît et rebel que j’affectionne. Bref Santiago a été ma ville coup de cœur.

Nous avons aussi fait un aller retour exprès à valparaiso. Ce petit trip nous fait bien rire avec le recul car nous nous sommes réveillés tard, avec peu de motivation pour nous presser pour prendre le bus, nous arrivons donc tard à la gare, partons aux alentours de midi pensant qu’il y avait une heure et demi de route a tout casser et il se trouve que nous ferons presque trois heures de trajet pour arriver à destination. Nous cherchons un resto, nous déjeunons, très bien d’ailleurs, puis nous nous rendons compte que c’est déjà l’heure de notre bus retour et qu’il faut même se dépêcher pour l’attraper, alors nous courrons même pour ne pas le rater. Retour trois heures de bus ! C’est comme si nous faisions un aller/retour Paris-Dijon juste pour manger au resto ! On se dit qu’on aurait jamais fait ça en France et que désormais les distances vont nous paraître bien courtes!

Il est temps pour nous de quitter santiago pour rejoindre le Sud du chili et sa Patagonie. Nous décidons ici encore de prendre un avion car sinon le trajet serait horriblement long. Nous prenons donc un vol pour Punta arenas. La ville n’a pas grand intérêt en soit, si ce n’est l’excellent resto français « la cuisine » que nous avons testé et approuvé. En revanche, on n’est pas loin de la latitude d’Ushuaia, et on découvre donc la rigueur su climat par ici : froid, gris, très venteux…On vous fait pas de dessin vous voyez un peu le genre. Nous ne resterons donc pas longtemps et irons très vite un peu plus au nord vers Puerto natales, contents car nous aurons un meilleur temps, et parce que nous serons en airbnb, donc un peu sympa qu’à l’hôtel.
Là bas les enfants fêteront Halloween dans les rues chiliennes. Trop mignon ! En revanche les enfants ne sonnaient pas chez les gens mais se rendaient dans tous les commerces de la ville, qui d’ailleurs jouaient tous le jeu en ayant des stocks prévus en conséquence.

Notre but dans notre venue à Puerto Natales était la visite du Parc National Torres del Paine. Nous ne savions pas trop à quoi nous attendre en y allant, seulement, beaucoup de gens nous avaient dit que c’était magnifique. On savait également qu’il y faisait froid. On regarde alors la météo, ils annonce -1, on s’équipe alors en conséquence, leggings, sous couche de Tshirt, pull, polaire, gore tex, bref, on est paré pour du -5 ! On arrive là bas : 20 •C… Alors on va pas se plaindre car on a été super gâté par le temps, mais on a crevé de chaud ! On a croisé des gens qui nous ont dit qu’un temps comme ça dans le coin ce n’était qu’une fois par an ! Franchement on a eu de la chance sur ce coup là. Concernant le parc en lui même : Waouw ! On voit les massifs d’assez loin et à partir de ce moment là jusqu’à ce qu’on arrive devant, le paysage est magnifique. Le parc Torres des Paine est très grand et on s’y déplace alors en voiture, c’est de la piste et nous avions loué un 4×4 pour l’occasion. Après il y a plein de randos plus ou moins difficiles qui peuvent être réalisées. Pour la plus longue, comptez cinq ou six jours pour en venir à bout ! On a hésité…mais non, on a fait les petites balades de deux heures… 😉


Le lago Grey est une pure merveille avec ses icebergs flottants. Nous y avons fait une ballade incroyable, a les contempler de la plage ou du sentier de rando. Au loin on voit l’énorme glacier qui tombe dans le lac, c’est un peu loin mais on se console en se disant qu’on en verra un plus grand et de plus près dans quelques jours en argentine. Bref, les enfants s’amusent avec la glace que l’on arrive a récupérer sur le rivage de la plage, et la mangent…no comment…la glace c’est de la glace me direz-vous…Puis on s’aventure dans le parc en voiture, on s’arrête souvent pour contempler le paysage verdoyant avec des lacs qui ont tous leur couleur propre dans un dégradé de bleu, sans oublier en toile de fond ce magnifique massif montagneux avec la particularité de ses cornes (las cuernas en espagnol) qui on des roches de deux couleurs différentes. La faune est également très présente et nous croiseront des guanacos qui sont des grands lamas, des nandous espèce d’émeu typique du coin, des renards gris, des lièvres… mais pas de puma, que nous avons cherché mais pas aperçu. Il est pourtant bien présent dans le parc de ce qui nous a été dit.

Nous reviendrons le lendemain profiter d’une autre promenade. Et là, vous vous souvenez du super temps qu’on ne voit qu’une fois dans l’année ? Et bien, on aura la même quoique un peu plus venteux. Une chance incroyable ! En revanche là on avait adapté les fringues…On ira voir une très belle cascade, puis après une petite marche d’une heure et demi environs, nous pique-niquerons au bord d’un autre incroyable lac bleu turquoise au pied du massif de las cuernas. Sur le chemin retour et parce que plein de petite rivière serpentaient sur le chemin, nous construirons des « bateaux bâtons » avec lesquels nous ferons la course. Très bonne technique pour faire avancer les loulous sans qu’ils ne s’en aperçoivent !

Au final le parc Torres del paine aura tenu ses promesses et aura même été bien au delà au vu du temps dont nous aurons bénéficié. Ce fut pour nous une vraie belle surprise.

Le chili est alors terminé, mais nous en aurons vu un petit condensé bien sympathique, entre désert, ville, nature. Alors maintenant nous nous sommes fait notre propre avis sur ce pays et on peut vous dire qu’on a adoré !

Il est maintenant l’heure pour nous de nous diriger vers notre dernière destination sud-américaine : l’Argentine !

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