Japon

Japon

S’il y avait une destination que nous attendions avec impatience c’était bien le Japon !
Après nous être largement reposés en nouvelle Calédonie et en Australie, nous étions reboostés et prêts à repartir sur un rythme soutenu de visites en tous genres.

Nous savions néanmoins que le choc des températures allait être rude, car passer de quarante-six degrés à près de zéro, ce n’est pas vraiment dans nos habitudes. Mais nous étions équipés et tellement impatients, que ce détail n’entachait en rien notre bonne humeur.

Notre arrivée à Tokyo nous a tout de suite mit dans le bain. Nous effectuons les formalités habituelles à savoir récupérer notre pocket wifi, qui est un boitier qui permet d’avoir internet partout dans le pays, et retirer de l’argent. Là, je vois Pierre qui revient du distributeur en rigolant, et il me dit qu’il venait de faire une partie de jeu vidéo. Quoi ?!?!

En effet, à chaque fois que tu appuies sur une touche, une petite musique valide l’action. Et pour les connaisseurs, quand on récupère ses billets, c’est presque la même musique que dans le jeu vidéo Zelda, quand on trouve un coffre aux trésors. Ça commence bien, on est amusé, et cela ressemble à l’idée qu’on se faisait de ce pays, enfin en ce qui concerne l’hyper divertissement.

Etant arrivés un peu tardivement, aux alentours de vingt-trois heures, on préfère ne pas tenter le métro tout de suite car il parait qu’il faut un peu de pratique pour s’y retrouver. Du coup on prend un taxi direction Nakano, un quartier proche du centre, où se trouve le logement Airbnb que nous avons loué.

On y arrive et on prend nos marques. En même temps c’est rapide tellement l’appartement est petit. Vraiment. On pourrait appeler ça une « grande » chambre. L’unique pièce fait office de pièce à vivre, et de chambre à coucher lorsque nous déplions les futons, qui prennent l’intégralité de la surface disponible. Elle donne directement sur la petite cuisine, équipée uniquement d’un four à micro-ondes, un évier et une bouilloire. Bref pas de quoi pavoiser mais l’essentiel est là et surtout on a mille choses à faire donc on n’y sera que pour dormir.

L’appartement est en revanche très bien situé car il se trouve très proche d’une gare qui relie Shinjuku, la plus grande gare de Tokyo, et ce, en une station seulement. Par ailleurs, juste derrière chez nous il y a une très grande galerie commerçante, avec tous ce dont nous aurons besoin en restaurants, supérettes et magasins en tous genres. Nous y ferons d’ailleurs quelques sessions de lèche vitrine, car les boutiques de mangas, de figurines, ou de jeux vidéo n’ont pas leur égal en France.

Bref, il est tard, on est fatigué, et après plusieurs essais infructueux on doit bien se rendre à l’évidence : on n’arrive pas à mettre en marche le chauffage. Bah ouai, tout est écrit en japonais… On passera donc une nuit, emmitouflés sous les couvertures, complètement habillés !

Le lendemain, à peine les yeux ouverts on a la surprise de voir de gros flocons de neige tomber par la fenêtre. On l’avait vu sur les prévisions météos, mais c’est toujours sympa, on se sent vraiment en hiver. A postériori on se rendra compte que ce temps était exceptionnel en cette saison à Tokyo, car des équipes de télévision étaient disposées un peu partout dans la ville pour prendre des images de ces innombrables flocons qui maculaient les routes et les édifices de la capitale. Aucun problème pour nous, on s’équipe et on part à la découverte de la ville.

On met un petit temps à se familiariser avec le métro, heureusement dès qu’on semble perdus il y a toujours une personne qui accoure pour nous proposer de l’aide, parfois même jusqu’à nous accompagner sur la bonne rame. Absolument adorables ces japonais ! Après quelques trajets, on s’aperçoit que ce n’est pas si compliqué que ça, il faut juste connaître les directions des différentes lignes, un peu comme à Paris. Et puis de vous à moi, on fait régulièrement les mêmes trajets, donc on se repère finalement très vite. Et puis on avait un peu peur de ne rien comprendre à cause des « kanjis » qui sont très loin de notre alphabet, mais tout est traduit en anglais donc aucun souci.

Pour nos premiers jours on essaye d’optimiser le temps et on alterne entre découverte de certains quartiers de la ville et prise de renseignements et billets pour les prochains jours. Tokyo est tellement immense et ses quartiers tellement diversifiés que six jours nous paraissent vraiment trop court pour tout voir !
Nous arpentons alors le quartier de Shinjuku. C’est le plus central et le plus grand de Tokyo. Nous avons été refoulés de certaines salles de jeux à cause des enfants, et nous nous rabattons donc sur les salles de jeux des « attrape nigauds ». Vous voyez de quoi on parle ? Les jeux où il faut attraper une peluche ou un jouet avec une pince qui n’attrape jamais rien… Et bien ces salles de jeux sont légion aux Japon, et ce qui est dingue c’est que tout le monde y joue ! Et même nous, nous sommes pris au jeu, à la plus grande joie des enfants. Et nous aurons quand même attrapé des petits jouets, pas si nigauds que ça les roux libres !

Nous irons également nous balader dans le quartier de Shibuya, célèbre pour le croisement où des centaines de gens, pour ne pas dire milliers, traversent en même temps dans tous les sens. Franchement c’est impressionnant, ça donne une petite idée de ce que peut représenter Tokyo en termes de population. Car autant de gens, à un seul endroit de la ville, sachant que la ville est immense…C’est incroyable.

Nous en profiterons pour prendre les places pour Disneyland, qui était un des cadeaux de noël des enfants. On prend donc le temps de se promener, de faire des batailles de boules de neige et on teste quelques restos typiques.

Au Japon, c’est surprenant, chaque resto a sa spécialité et ne fait qu’un seul type de plat décliné de plusieurs façons. On trouve donc des spécialistes des tempuras, des sushis, des ramens, des boulettes au poulpe, des brochettes, etc… A chaque repas son envie. Nous n’avons pas pu tout tester mais nous avons apprécié certains et d’autres moins ! Et tous ces petits restos marchent bien car on s’est aperçus que les Japonais, enfin disons tout du moins les Tokyoïtes, ne cuisinent que très peu, et mangent exclusivement à l’extérieur. Et cela a été l’une de nos bonnes surprises, pour se nourrir quotidiennement, la nourriture ne coûte pas si cher que ça finalement. A nous quatre environ quinze euros par repas.

Après quelques jours passés sur place, nous prenons la mesure de tout le paradoxe japonais. En effet, ici on ne peut pas fumer dans la rue, il y a des « enclos » prévus à cet effet sur certains trottoirs, mais à l’inverse, on peut fumer dans les restaurants ! Autre point, les japonais sont connus pour leur discipline notamment dans le métro où chacun attend son tour dans une file bien ordonnée. Nous l’avons testé, c’est véridique ! En revanche personne ne se lèvera pour nous laisser une place assise, même avec Margaux dans les bras. A ce sujet on se rendra compte par la suite, que l’enfant n’est pas roi au Japon, il est élevé un peu à la dure. C’est ainsi que nous croiserons pas mal de petits loulous de quatre ou cinq ans aller à l’école en short, avec un petit gilet, alors que rappelons le, il fait zéro degrés…Pour en revenir aux paradoxes, ne parlons pas de leur pudeur. En effet, cette pudeur est mondialement connus, mais dans les bains publiques, aucun problème pour se promener à poil ! Mais nous reviendrons sur ce sujet un peu plus loin.

Et puis il a aussi une extrême politesse, observée partout mais particulièrement dans les magasins. Les billets ne sont jamais pris directement dans nos mais, il faut les poser dans une corbeille, et la monnaie est systématiquement redéposée également dans cette corbeille. Et que ce soit quand l’argent est donné ou restitué, d’innombrables courbettes sont effectuées avec un « Arigato gozaimasuuuuuuuu ». Oui, il faut bien accentuer sur la dernière syllabe sinon ça ne marche pas 😊.

Ce décalage de culture nous amuse beaucoup, nous émerveille et nous enchante. Faisant du Japon un pays vraiment à part, loin de tout ce qu’on a pu voir jusqu’à présent. Il est parfois déstabilisant mais tellement unique qu’il serait dommage de passer à côté.

Difficile de séjourner au Japon et de résister à l’envie de voir le mont Fuji. Nous avons donc succombé. Nous avons passé une journée, en grande partie dans les transports, pour l’apercevoir de plus près. Et nous n’avons pas été déçus malgré le froid mordant qui nous a saisi les mains, les pieds et chaque partie de notre corps. Nous avions choisi d’aller dans un village typique, avec des maisons en toits de chaumes, reconstituées comme il y a des centaines d’années. Ce fût un grand moment d’émotion, dans ce cadre, d’apercevoir la pointe enneigée de ce géant, reconnaissable entre tous.

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a suite de nos pérégrinations nous mena jusqu’ à Disney sea resort à Tokyo, réputé dans le monde pour être le plus beau des parcs Disneyland. Nous passerons une belle journée où l’on devra toutefois supporter des températures négatives. Encore une fois on est surpris par les japonais qui peuvent patienter sans aucun problème, dans des files d’attentes de plusieurs heures ! Autant vous dire qu’on aura été moins endurants. Nous profitons tout de même de ces moments d’attente pour observer les japonaises qui arrivent à être vêtues de simples jupes, avec un manteau qu’elles ne ferment même pas, alors que nous, avec tout notre équipement hiver et nos trois voire quatre couches d’habits, on se les gèle ! On sourit également en remarquant un phénomène rigolo, beaucoup de japonaises s’habillent en « clans », c’est à dire qu’entre copines elles portent le même pull, le même manteau, souvent la tenue complète identique. Elles ont souvent plein de peluches dans les mains, ou des bonnets ou serre tête à l’effigie de tel ou tel personnage de Disney. Et ce ne sont pas que les adolescentes, même mes adultes sont accoutrés de cette manière-là.

 

En tout cas, le parc tiendra toutes ces promesses avec des univers totalement différents les uns des autres, magnifiquement réalisés, et de multiples attractions adaptées à nos loulous, qui s’émerveilleront de la magie de ce lieu féérique.

Après cette journée bien remplie, nous continuons d’explorer les différents quartiers de Tokyo et nous rendons au temple Senso-ji dans le quartier d’Asakusa. Ce quartier et ce temple sont vraiment jolis, avec le temple et la pagode attenante. Très typique, on y croise de nombreuses japonaises en tenues traditionnelle. Malheureusement l’humeur d’Arthur n’est pas au beau fixe et il nous pourri littéralement la sortie.

Dernièrement cela lui arrive souvent, provoquant de sérieuses crises dans la famille. Nous sourions tout de même, après avoir beaucoup crié, lorsque dans le temple nous décidons de tirer la bonne/mauvaise fortune. Évidement les dieux n’étaient pas avec nous… Pierre et moi tirerons chacun une mauvaise fortune, Arthur une « moyenne » fortune expliquant qu’il doit changer son comportement (si même les dieux le disent…) et Margaux, une bonne fortune.

Nous rentrons et comprendrons le soir même les troubles de notre fils. Après quelques mots échangés avec son papa nous comprenons qu’il souffre de notre décision récente de prolonger notre tour du monde. Lui a envie de rentrer de surtout de retrouver des amis. Nous réfléchissons longuement et nous nous apercevons que pour nous aussi le manque de nos proches se fait de plus en plus ressentir. De plus, même si prolonger le voyage est financièrement envisageable, cela impacterait grandement nos économies et notre futur projet d’achat de maison. Le mal être d’Arthur finira de nous convaincre. Nous les avons impliqués, mais pas forcément consultés pour partir, nous allons les écouter pour le retour. Ainsi nous décidons de rentrer au bout d’un an comme prévu. Bizarrement, ou pas, après cette décision nous n’avons plus eu de crise majeure comme ce jour-ci ! 😉

Enfin pour changer un peu nous décidons de passer une journée séparés. Les filles et les garçons de leurs côtés. Margaux et moi irons donc au musée du jouet. Pas facile à trouver. Il est situé dans ce qui semble être une école. Réparti sur plusieurs étages, chaque classe est aménagée avec pleins de jeux à la disposition des enfants. Et ce qui est chouette c’est qu’il n’y a que des jeux en bois. Margaux s’éclatera de nombreuses heures, oubliant même de manger !

Arthur et pierre se rendent quant à eux à un cours de ninja ! Comme ils doivent attendre un petit peu avant la séance, ils décident de visiter le muser des samouraïs. Petit musée, mais qui permet d’admirer de véritables armes et armures de samouraï ayant existés. Le cours de Ninja, fut quant à lui le point d’orgue de la journée. Arthur fut enchanté de pouvoir découvrir les différentes techniques de ninjas, pour se défendre, se cacher et échapper à leurs ennemis. Avec techniques de frappes sur un mannequin et lancé de shuriken à la clé ! Arthur reviendra enchanté de ces expériences, en sachant différencié précisément un ninja d’un samouraï. Sa meilleure leçon du tour du monde !

Et voilà, nous devons déjà dire au revoir à Tokyo, après un programme riche et intense. Pas une journée à glander, pas un moment où l’on s’est ennuyer, ce fut une belle introduction à ce fabuleux Pays. Maintenant, il nous faut prendre le train, le fameux Shikansen, pour nous rendre dans l’ancienne capitale, Kyoto.

À Kyoto nous avons également loué un logement par Airbnb, mais celui-ci est beaucoup plus grand que le précédent, avec salon, cuisine séparée et toute équipée, et à l’étage le coin nuit, avec encore une fois des futons, car nous avions choisis de tester encore une fois la literie japonaise.

Dès le lendemain, nous louons des vélos électriques qui s’avéreront être nos meilleurs amis pour visiter cette ville. Quelle belle inspiration d’adopter ce mode de transport ! Nous parcourons les rues bien plus vite que d’habitude sans que les enfants rechignent à marcher, et nous découvrons une multitude de petits coins sympas comme de minuscules rues avec des temples bien cachés. Même sans s’arrêter chaque trajet est une balade tranquille et sympathique.

Nous commençons notre première visite par le temple d’or. Ce temple, comme son nom l’indique, a été recouvert de feuilles d’or. Il se trouve dans un jardin typique japonais, au bord d’une petite étendue d’eau et lorsque les rayons du soleil atteignent les parois de l’édifice il en devient complètement éblouissant. Par ailleurs, le reflet de ce paysage dans le lac rend le spectacle encore plus fabuleux. Nous faisons une petite promenade dans les jardins, mais rien d’extraordinaire et il y a beaucoup de touristes chinois qui viennent visiter ce temple. On apprendra d’ailleurs à postériori que ce temple, bien que très joli, est un peu boudé par les japonais, qui lui préfèrent son cousin le temple d’argent. Au contraire les touristes chinois le préfèrent car ils aiment l’or et son côté « bling bling ».

Le lendemain nous décidons de visiter un autre temple que nous avions repéré et que nous ne voulions pas rater. J’ai nommé Fushimi Inari.  Le parc de ce temple a la particularité d’être orné de milliers de torii. Ce sont des portiques orange, payés par de généreux donateurs afin de subvenir aux besoins financiers du temples. Mais attention, la liste d’attente est longue et il faut parfois attendre dix ans pour pouvoir offrir un torii. Le temple est vraiment joli. Et se promener sur le chemin recouvert de torii est un vrai jeu. A certains endroits, les toriis sont tellement rapprochés que la perspective donne l’impression d’être dans un tunnel.  Il y a beaucoup de touristes sur la première partie de la balade mais plus on monte et plus on se retrouve seuls. La boucle fait environ huit kilomètres, mais nous n’en ferons que trois, car ce ne sont quasiment que des marches et les enfants sont fatigués. Et quand ils sont fatigués, nous les portons, donc là c’est nous qui fatiguons.

Pour nos derniers jours à Kyoto nous nous éloignons en peu de la ville, toujours à vélo, et allons chercher un peu de nature. Nous allons dans un petit village où nous visiterons la colline aux singes. Bon, là rien d’extraordinaire puisque les macaques sont dans un parc libre en haut d’une montagne. Nous pouvons toutefois les approcher et les enfants apprécient de les voir de si près. Les alentours sont également très jolis, on profite d’un beau point de vue sur les alentours, et encore une fois la route pour y aller était très appréciable, bien que le temps de trajet pour aller et pour revenir fut d’environ une heure.

Puis nous terminons par la visite, en soirée, d’un quartier qui s’appelle Gion. On y va, toujours à vélo, on se perd un peu, on galère à trouver où garer nos vélos car il n’y a quasiment aucun parking dans le quartier, des rues sont interdites aux cyclistes, et on prend une amende si on laisse son vélo n’importe où. Bref, après avoir réussi à les poser, on se balade dans les rues absolument mignonnes, où des maisons avec les panneaux coulissants typiques japonais, sont situées en bords de rivière avec de jolis ponts piétons. Le tout éclairé de petites lanternes un peu partout. Vraiment joli. On aperçoit également de vraies geishas, avec leur kimonos à fleur et leur visage recouvert de talc. Elles n’aiment pas être prises en photos, nous les laissons donc tranquilles, mais nous nous amusons de les voir marcher avec de tous petits pas, leur jambes entravées par l’étroitesse de leur kimono. Pour information, les dernières vraies geishas du Japon ne peuvent être aperçues que dans ce quartier de Kyoto.

On y mange dans un très bon restaurant de viande (en attendant Kobé) et on observe l’éclipse de lune. Une dernière promenade digestive dans le quartier et nous décidons de rentrer car il est un peu tard. Les enfants sont crevés et s’endorment sur les vélos. Manque de chance, le seul soir où nous décidons de sortir, on se rend compte en arrivant devant notre logement que la clé elle est cassée… Il est vingt-trois heures trente, il fait zéro degré, les enfants ronflent sur les vélos, et on est à la porte… Heureusement, le propriétaire du logement étant super réactif, il réussira à trouver quelqu’un pour venir nous donner un double des clés. Nous n’attendrons qu’une heure dehors, mais bon sang qu’elle parue longue !

Notre prochaine étape nous mènera non loin de là, à Osaka.retrouve la ville, mais différente de Tokyo. Osaka est considérée comme la cousine rebelle. Tout est un peu moins carré, les gens, l’organisation, etc…Mais bon, ça reste tout de même de la rébellion japonaise…

Une chose surprenante, concerne la règle dans les escalators. A Tokyo et dans toutes les autres villes d’ailleurs, il faut se mettre à gauche, à Osaka c’est l’inverse ! on n’a pas réussi à savoir pourquoi, mais cela dénote un peu de ce côté rebelle. En tout cas, on sent que c’est un peu plus cool.

Nous avons réservé notre logement près de Namba, un des deux quartiers phares de la ville. Beaucoup de galeries remplies de boutiques, de restaurants et de salles d’arcades en tous genre. Pour nous y rendre nous prenions soin de passer par la rue Dotonbori. C’est LA rue des restaurants, il y en a tout le long, elle est piétonne ce qui rend la promenade agréable, et quand vient la nuit, la surcharge de panneaux lumineux prend tout son sens, et cela donne des petits airs de fête foraine.

A Osaka, nous avions plusieurs objectifs. D’abord acheter des couteaux japonais. Chose faite au musée de la coutellerie dans la ville de Sakaï. C’est « the place to buy » un couteau au Japon. Cette ville était spécialisée dans la forge des sabres, les katanas, et lorsque le port du sabre fut interdit dans le pays, dans les années 1800, il fallait bien qu’ils trouvent un moyen de se reconvertir. Les forgerons ont donc mis leur savoir-faire au profit de la coutellerie.

Pierre se fera donc plaisir en s’achetant deux magnifiques couteaux, et en achetant à certains autres potes. Ils se reconnaîtront !

Deuxième objectif incontournable, manger du bœuf de Kobe. En effet, Osaka ne se trouve qu’à une cinquantaine de kilomètres de Kobe. Sur les conseils d’Anne et Arnaud, une famille rencontrée au Pérou et qui étaient déjà passée par le Japon, nous nous rendons dans un restaurant qu’ils nous avaient conseillé, pour déguster cette viande extraordinaire. Nous n’avons pas réservé et arrivons donc dès l’ouverture. Sans surprise on nous annonce une heure et demi d’attente. Aucun problème, on patiente. Nous nous mettons au chaud dans un café juste à côté, avec nos papilles en pleine ébullition. A l’heure « H », nous revenons et sommes installés à notre table. Ici, le bœuf et les autres aliments sont cuisinés devant vous, façon Teppanyaki, et on mange en fait sur un comptoir devant la plaque de cuisson. Plutôt classe ! Le chef arrive, nous présente la pièce de bœuf, et Pierre salive de plus en plus La manière de la découper, de la cuire, de la déguster. Un vrai spectacle. A côté de nous se trouvent deux autres personnes. On commence à discuter, en anglais, ce qui est assez rare, et l’un d’eux finit par nous dire que son job est exportateur de bœuf de Kobe pour l’Europe et les Etats Unis. Il nous confirmera que ce restaurant est le meilleur rapport qualité/prix de la ville pour déguster le bœuf. Encore une fois, un grand merci à Anne et Arnaud pour leur conseil ! On vous épargne la sensation gustative mais sans aucun doute ce fut pour nous la meilleure viande du monde. Le tout agrémenté de petits légumes revenus dans la graisse du bœuf, et croquants à souhait…Ce repas fut une pure jouissance gustative ! On garde l’adresse pour ceux qui passeraient par là.

 

Pour faire plaisir aux enfants nous avions repéré un lieu qui avait l’air sympa sur le papier et qui s’avéra mieux que ce à quoi on s’attendait dans la réalité. Kids’ plaza !

Cela ressemble un peu à la cité des sciences à Paris. On peut y faire tout un tas d’expériences, d’acoustiques, de gravité, visuelles, etc… Les enfants ont surtout apprécié d’être dans des bulles de savon géantes et de pouvoir les éclater quand bon leur semblait. Il y a également une super grande structure sur trois étages, comme une maison avec plein de passages secrets. Et puis pleins d’espaces ludiques sur différents thèmes ou pour différents âges. Un super moment pour eux et on le recommande pour toutes les familles.

Une autre visite assez connue dans les alentours d’Osaka, est la ville de Nara. Nous décidons d’y passer une journée, afin de découvrir cette drôle de ville où le daim est roi. En effet là-bas ils sont en liberté, il y en plus de deux mille et ont l’habitude d’être nourris par les touristes, avec des biscuits spécialement confectionnés pour eux, et que l’on peut acheter un peu partout. Ils ont pris l’habitude d’incliner la tête plusieurs fois pour réclamer des biscuits. Attention tout le même lorsque l’on sort des biscuits on se trouve vite encerclé par une horde de daims affamés, et qui n’hésitent pas à vous croquer les fesses si vous en leur en donnez pas assez vite ! Ça nous a valu un grand fou rire lorsqu’une touriste chinoise a couru pendant dix minutes en hurlant, pour ne pas se faire encercler par les daims, parce qu’elle en avait peur…Dans ce cas-là tu n’achètes pas de biscuits…

 

Les temples sont assez beaux et les parcs spacieux, ce qui occupera notre journée entière à flâner à droite, à gauche, là où nos pieds nous menaient.

Enfin notre dernier objectif était de pouvoir tester les Onsen, ces bains publics alimentés par des sources d’eau chaude naturelles. Seul problème, les tatouages sont interdits, en relation avec la mafia locale, les Yakusa, car leur membre sont tatoués, et peu importe qu’on soit étranger ou non, vous ne pouvez pas y entrer dès lors que votre peau comporte des traces d’encre. Pierre et moi étant tatoués tous les deux nous avons tenté, mais échoué à chaque fois. Nous avons écumé les forums et n’avons trouvé que la solution de nous rendre dans des Sentos, des bains publics, mais dont l’eau chaude ne provient pas de sources naturelles. Nous avons fini par en trouver un proche de Minoh, et cela tombait bien car une jolie promenade dans le parc national nous permettait d’allier la visite, et les bains.commence donc par la balade. On apprécie vraiment ce bol d’air, cette nature et ses paysages qui tranchent tellement avec le tumulte de la ville japonaise. On se dit que lorsque l’on reviendra au Japon on aimerait vraiment aller à la découverte de la campagne.

On fait une jolie balade, entre partie de cache-cache et observation de la nature. On a même la surprise de voir plusieurs macaques en liberté s’accrocher de branches en branches au-dessus de nous ! Nous avons vraiment apprécié cette petite marche qui fut ponctuée par une belle cascade devant laquelle nous avons pu profiter d’un joli rayon de soleil qui nous a bien réchauffé. Puis, en rentrant nous nous arrêtons donc au Sento. Nous voulions vraiment nous y rendre, afin de découvrir une autre facette de la culture japonaise, lié à la nudité et la pudeur. Et comme je vous l’ai évoqué plus en avant, dans ces lieux, aussi étrange que cela puisse paraître, la pudeur n’existe plus ! Les femmes et les hommes sont donc séparés, et nous l’avions lu avant de nous y rendre, il y a tout un rituel de douche qui dure trèèèès longtemps. Chaque partie du corps est lavée, relavée, frottée, récurée ! Certain(e)s en profite aussi pour se raser. Ensuite c’est bain, de différentes températures, très chauds à très froid. On discute, en rigole, enfin ne parlant pas japonais, on discute sans se comprendre et du coup on rigole beaucoup ! Margaux étant avec moi elle attire toutes les femmes autour de nous, curieuses d’observer cette petite rouquine. Ce fut un très bon moment ! A la sortie, nous étions tous hyper relaxés, et c’est dans une sorte de coton ambiant que nous avons fait le chemin retour en ville.

Fin du Japon.

Bilan de ce séjour.

On a adoré !!! C’est une planète à part. Rien de ce qu’on a vu dans ce tour du monde ne ressemble au Japon. Et même si la Nouvelle-Zélande reste le pays que l’on a préféré, le Japon est sans doute celui dans lequel nous avons tout de suite envie de repartir. Il y a tellement de choses à voir. De nos trois semaines nous n’avons visité que trois villes et leurs alentours. Mais la campagne nous appelle, les autres îles nous appellent, et clairement, un nouveau séjour à Tokyo ne serait pas superflu.

C’est un pays déstabilisant. Il y a tellement de paradoxes qu’il est parfois difficile de se positionner. Loin de tout ce qu’on a l’habitude de voir ou de connaître, ça peut parfois déranger, mais une fois qu’on s’est habitué on apprécie chaque seconde passée dans ce pays.s japonais quant à eux ont toujours été adorables. Si nous avions le malheur de regarder une carte, il y avait toujours quelqu’un qui, spontanément, venait pour nous aider.s enfants ont été couverts de petites attentions, dans le métro, dans la rue. Mais Margaux a pu souffler un peu car les japonais ne la sollicitaient pas trop pour prendre des photos ou la toucher.ef, le Japon a été une très belle destination, on la conseille vraiment dans un tour du monde, c’est du domaine de l’incontournable tellement la culture est différente. Dépaysement garanti !

 

Et maintenant, nous volons vers Taïwan, une destination dont on nous a dit beaucoup de bien. Allons vérifier ça !

 

 

7 réactions au sujet de « Japon »

  1. Salut les roux libres!
    Merci de nous avoir permis de voyager dans un pays supplémentaire : le Japon!! On vous souhaite une très belle fin de voyage en espérant vous revoir (tous les 16??) après nos tours du monde respectifs.
    Bises
    Caro, Richard, Lola et Elise

    1. Coucou à vous 4. Trop chouette d’avoir de vos nouvelles. Vous devez être en Afrique du Sud non? Vous rentrez quand? Bien sûr on se voit avec plaisir en rentrant! La bise

  2. La mousson doit être un temps à écrire des blogs!
    On voit bien le Japon de culture, de modernité et des paradoxes. Un pays vraiment à part.
    La « crise de famille » est derrière vous et je comprend, seulement maintenant, certaines allusions sur la durée du voyage. Finalement on a de la chance de vous revoir avant noël!
    Arthur je collectionne pour toi les images des joueurs de l’équipe de France de foot et je réclame mon dû à chaque fois que je passe en caisse à Carrefour. Tu pourras coller les images sur l’album ad-hoc, mais la coupe du monde sera finie et suivant le résultat je ne sais pas quelle sera ta motivation…
    Nous vous embrassons très fort tous les quatre
    Marie-Claire etMichel

  3. Merci pour ce voyage au pays des samourais et des geishas.Je dois dire que la foule des villes aurait tendance a m’angoisser mais les paysages dans la nature environnante sont vraiment magnifiques.Je vous embrasse tres fort tous les 4.Bonne continuation…

    1. Oui nous aussi on aimerait bien voir un peu plus de nature japonaise la prochaine fois. Bisous à vous

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