Pérou- Arequipa et la vallée du Colca

Pérou- Arequipa et la vallée du Colca

Après un petit vol d’une heure, nous voilà donc arrivés à Arequipa, la seconde plus grosse ville du Pérou.

Arequipa se trouve à 2 350m d’altitude ce qui nous permet de monter progressivement et de ne pas trop souffrir du mal de l’altitude. Cette ville est au pied du volcan Misti, un volcan en activité mais dont celle-ci ne se remarque pas, et de deux autres volcans mais qui, eux, sont éteints : Le Picchu Picchu et le Chachani.

Oui, alors petite parenthèse pour ceux qui se posent déjà la question. En effet, ça fait beaucoup de « Picchu » au Pérou, en plus du fameux Machu Picchu. C’est parce que ce mot signifie « Pic » ou « Montagne ». Et dans le cas de notre volcan, le fait de mettre deux fois le mot d’affilé, marque le pluriel pour dire qu’il y a plusieurs « Pics ». Voilà, je ne vous dresse pas la liste, mais il existe un paquet de montagne avec le mot Picchu.

Contrairement à Lima, à Arequipa, il fait toujours beau ! Environ trois cent jours d’ensoleillement par an ! Et c’est vrai que la journée on a chaud, au point de ressortir les shorts et d’attraper de beaux coups de soleil… Mais on a vite été rappelé à l’ordre la nuit tombée, à dix-huit heures, car on perd facilement dix à quinze degrés à cette altitude.

On se promène alors dans le centre historique qui est très joli mais aussi très touristique. On marche de nombreuses heures dans les rues, il faut dire qu’il y a de quoi faire avec tous les magasins. Ce qui est drôle c’est que les magasins du même genre sont regroupés dans les même rues, et les uns à côté des autres. On se retrouve à rebaptiser, pierre et moi, les différents lieux en « rue du poulet grillé », ou « rue des laveries », ou « rue de la manucure ». Et finalement ça nous aide à nous repérer dans ce dédale de rues identiques, organisé en blocs, comme aux Etats unis.

Ici, il y a beaucoup de touristes, mais peu de touristes avec enfants, encore moins de touristes avec enfants en bas âge, encore moins avec une rousse… du coup Margaux rencontre un succès fou… elle se fait caresser les cheveux, embrasser, porter, photographier, partout, dès qu’on sort ! Pierre aura aussi son heure de gloire grâce à sa barbe rousse, en se faisant refiler un bébé dans les bras. Il a même pas eu le temps de dire quoi que ce soit, les péruviennes ne lui ont pas laissé le choix !

Nous nous promenons dans le très joli marché d’Arequipa, il y a de tout mais surtout de magnifique étales de fruits qui donnent trop envie. En sortant nous achetons un gâteau fait maison à une vendeuse de rue : un vrai délice. Ca c’est vraiment un truc qu’on a pas beaucoup en France et qui est plutôt sympa. Tu peux à toute heure grignoter, ou manger un truc dans la rue. En tout cas nous on adore. Nous bavons donc sur la streetfood, même un truc qui ressemble à rien avec des œufs durs, des patates et une sauce marron (nous apprendrons plus tard que c’était une sauce cacahuète). Le problème c’est qu’on s’était déjà gavé avant et n’avions donc plus faim. Dommage nous n’aurons pas l’occasion d’y retourner pour tester.

 

Dans chaque ville du Pérou qui se respecte il y a la place des armes. C’est LA place centrale de la ville, et il faut avouer que celle d’Arequipa est très belle. Nous nous y promènerons plusieurs fois, de jour comme de nuit.

Nous irons également visiter le monastère Santa Catalina, il est très grand, une petite ville dans la ville avec de magnifiques couleurs, du rouge, du bleu, des dédales de petites entrées qui mènent dans les anciennes habitations des sœurs, des visites cuisines ou autre lieu de prière. Bref, c’est pas vraiment notre truc normalement mais là ça valait le coup d’œil.

 

Puis nous rencontrons une autre famille française en tour du monde : lemondea4, avec qui nous échangeons sur nos vécus, les préparatifs, les anecdotes, les destinations futures. Et encore une fois on se rend compte qu’on traverse souvent les mêmes choses!

Lors de notre séjour dans cette ville, nous tenons également à remercier chaleureusement les péruviens pour leur manque de ponctualité, car notre linge propre n’étant pas prêt à l’heure convenue, cela nous aura permis de déambuler dans les rues, et de tomber sur un petit concert gratuit très sympa. Un mélange de danses, percussions, claquettes, samba. Très original ! Nous avons adoré !

Et nous avons également passé deux demi-journées dans le parc en face de l’hôtel. Il y avait des toboggans, et jeux en tout genre et essentiellement des locaux. Alors attentions, le parc pour enfant péruvien ce n’est pas celui qu’on connaît. Il n’y a pas de revêtement molletonné au sol, le départ du toboggan se trouve à cinq mètre de hauteur avec une pente de dingue et une réception hasardeuse, et la passerelle en ferraille pour y accéder est agrémentée d’un joli trou avec le coin d’une plaque de tôle qui dépasse gentiment, prêt à sectionner toute cheville qui pourrait venir s’y aventurer. Bon, on a fait attention, et pas de bobo à déplorer de notre côté ! Il semblerait qu’ils fêtaient l’arrivée du printemps il y avait donc des stands de bouffe typique, avec des boissons qui donnaient trop envie, mais que tu peux pas boire car elles sont toutes préparées avec de l’eau du robinet… Nous y avons quand même déjeuner et Arthur a réussi à s’incruster dans une partie de foot avec d’autres enfants pour son plus grand bonheur.

Pierre terminera son séjour a Arequipa en goutant la spécialité du Pérou le Cuy. C’est un plat de fête ici. Je vous laisse deviner de quel animal il s’agit. Cuisiné avec une petite sauce à l’armagnac et aux poivres, il faut avouer que c’était très bon !

L’étape suivante se déroulera dans la vallée de Colca, où nous passerons trois jours, le temps de s’acclimater à l’altitude car on loge à 3 600 mètres, et d’aller contempler le deuxième canyon le plus profond du monde ! Le bus de transfert vers l’autre bus (ça se passe souvent comme ça au Pérou…) devait nous prendre à l’hôtel à 7h30, il aura une heure de retard…no comment…plus de peur que de mal car nous réussirons à prendre le transport qui nous était réservé. Le voyage ne sera pas trop long, environ cinq heure, mais ne sera pas éprouvant car il sera entrecoupé de pause pour admirer les magnifiques paysages et autres vigognes et nous aurons une guide qui nous tiendra compagnie tout au long du voyage en nous parlant des us et coutumes du pays, ou comment reconnaître les différents animaux propres à la région de l’altiplano. Je vous assure qu’il est difficile de fermer l’œil pendant le voyage tellement les paysages sont à couper le souffle. On passe de longues minutes à contempler les immenses plaines, volcans et montagnes qui nous entourent. Je pense qu’aucun appareil photo ne peut capturer la beauté de ce que nous avions sous les yeux. Nous en profiterons pour mâcher nos premières feuilles de coca pour dissiper un peu le mal de l’altitude étant donné que nous passions un col à 4 900 mètres. Alors, la coca ça vous empêche d’avoir mal au crane, ou au ventre, mais à cette altitude ce qui pose problème c’est le manque d’oxygène. Il nous arrêterons dix minutes, pas plus, pour admirer le paysage, mais rien que de marcher on avait déjà  des vertiges. A se demander comment font les gars qui gravissent l’Everest ! Heureusement nous sommes vite redescendus. Arrivés à l’hôtel à quatorze heures, on a une randonné de prévue pour l’après-midi. On la reporte au lendemain car nous ne sommes pas encore bien acclimaté et nous souffrons encore pas mal de maux de tête. On profite de la piscine (froide) de l’hôtel et on boit du maté coca.

 

Le lendemain nous avons rendez-vous très tôt le matin pour voir ce fameux canyon de colca et ses fameux condors. Les paysages sont encore sublimes, avec un canyon façonné par des terrasses de cultures, qui se dessine au fur et à mesure que les kilomètres passent. Il nous faudra une bonne heure et demi de bus pour arriver au spot d’observation des condors. Alors qui dit spot, dit on n’est pas tout seul. C’est même d’ailleurs un peu trop tellement c’est blindé de monde. Mais on fait contre mauvaise fortune bon cœur, et on admire ce canyon vertigineux, de 1 300 mètres de profondeur à l’endroit où nous sommes (au point « culminant » il est profond de 2 500 mètres environ) et nous avons la chance d’apercevoir de nombreux condors, majestueux maîtres des lieux, si petits, observés de notre position, alors qu’ils doivent faire presque trois mètres d’envergure.

Nous rentrons ensuite à l’hôtel pour manger et décidons de partir en début d’après-midi pour la randonnée que nous n’avions pas pu faire la veille. Bon, comme on n’est pas trop des habitués des circuits organisés, nous n’avions pas compris que le départ de la randonnée, accompagnés d’un guide, se faisait à quinze heures et nous voilà partis à l’arrache à quatorze heures avec notre Google map ! Évidemment on se perd ! Nous grimpons une belle colline, qui me déclenchera le mal de l’altitude, pour arriver à Uyo uyo, un village détruit par les espagnols mais dont les ruines sont encore incroyablement conservées. Nous espérions y trouver les bains chauds, censés être le but de notre randonné et la petite récompense après tant d’effort, mais non… Au grand désarroi d’Arthur, que marcha tout le long pour pouvoir se baigner après… Nous y rencontrerons en revanche un groupe de québécois accompagnés, eux, de leur guide, qui nous diront que les thermes se trouvent à environ une heure de marche de l’endroit où nous étions. Ils ne failliront pas à l’idée que nous nous étions fait des québécois, en nous accompagnant à pied pendant une bonne demi-heure, nous proposant par la suite de nous emmener en voiture jusqu’à notre destination finale. Encore une belle rencontre avec des gens adorables.
Arrivés à destination, et après avoir traversé un pont suspendu pour le moins instable, nous voici en plein air, dans les bains chauds, au pied des falaises, lieux magnifique pour un moment de détente bien mérité. Un pur plaisir ! Pour rentrer à l’hôtel, et après renseignement il nous faudrait encore une bonne heure de marche, dont trente minutes de montée. N’oublions pas que nous sommes à 3 600 mètres et que chaque petit effort nous coûte bien plus que sur le plancher des vaches. Franchement, on n’a plus envie de marcher. A peine passée la porte des thermes, une voiture passe et Pierre me dit : « on fait du stop ». Les péruviens, toujours aussi adorables, s’arrêtent et nous prennent, nous déposant à quelques centaines de mètres de l’hôtel. Et c’est du plat !

Nous finirons la soirée en buvant une bonne bière, racontant notre aventure à trois françaises en vacances au Pérou, qui, elles, étaient parties à quinze heure avec le guide, qui avaient moins marcher que nous, et qui avaient trouver bizarre de nous voir partir si tôt…

Une bonne nuit de sommeil là-dessus et le lendemain nous partons pour Cuzco, la vallée sacrée et le Machu Picchu !

 

 

9 réactions au sujet de « Pérou- Arequipa et la vallée du Colca »

  1. Un Condor demande à un autre Condor: « Mais que font cette vaillante petite rousse et ce courageux petit garçon dans des montagnes aussi hautes ». L’autre Condor lui répond: « Ils suivent leurs parents »…

  2. Je suis aussi en manque de vidéos!! Mais les photos sont vraiment top!!!!!
    J’adore vous lire!
    Je vous embrasse!!

    1. Bientôt bientôt. Une vidéo par pays (si on arrive à avoir une connexion correcte pour la mettre en ligne…)

  3. Ce WE Esplanade Raoul Follereau, j’ai croisé Jérôme dans le sous-sol, avec quelques cartons de déménagement; c’est leur tour. Sinon, je frime toujours en descendant avec mon Paddle, ce samedi la température matinale (de l’airà) était à 12-13 degrés mais faisait beau. Zavez vu, c’est dingue ce que vous ratez ici 😉
    Et la lecture de votre périple me fait le plus grand bien… je me vois 10 ans en arrière et peut-être un remake dans qq années 😉 Miam le cochon d’inde ! Bise et bonne route

    1. Trop bien d’avoir de vos nouvelles l’esplanade Raoul Follereau! Vous nous manquez! Des grosses bises à Jérôme et Nathalie et bravo pour le paddle par cette température. On ne vous envie pas ! Bises à Simone et aux enfants

  4. Salut les copains ! Wahou Tjs aussi canon vos trips. Vœu nous faites rêver! Merci
    Des bisous les roux

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